INTRODUCTION


Sortir des sentiers battus et regarder en arrière le passé de la ville de Garenne Colombes souvent appelée "Village" par ses élus bétonneurs . Le seul blog qui montre comment était autrefois La Garenne, et révèle comment l'architecture de la commune a évolué.

Méfiez vous des contrefaçons

Certains bâtiments, bien que classés à l'inventaire du patrimoine, ont été consciencieusement rasés depuis trente ans, la spéculation immobilière a chamboulé cette petite ville et continue de le faire.

Ce blog est aussi la mémoire d'un quartier entier livré aux bétonneurs de l' EPADESA et de son petit frère DEFACTO qui gèrent La Défense par ses élus au conseil municipal :les Champs Philippe.

L'immeuble Foster de la place de Belgique a définitivement transformé cette place en carrefour, il a aussi scindé définitivement la ville en deux . Le quartier des Champs Philippe est densifié à outrance et le pire est à venir avec l'aménagement du quartier des Fauvelles. Qui nous disait, l n'y a pas si longtemps "il n'y aura pas de bandits immobiliers à La Garenne " et que "sa plus grande réalisation d'élu était d'avoir protégé sa commune de l'appétit des promoteurs "?

On n'a plus trop envie d'en rire.

Max Philippe

mercredi 21 octobre 2015

Les héros, les héros oubliés et les héros déchus du Village et les autres (2)



Une  vue  intéressante  de  l'ancien théâtre de  La  Garenne  côté  rue  Voltaire lorsqu'il n'était   que  théâtre  avant  de  devenir  "cinéma-théâtre".La  rénovation du  cabinet  Auguste  Perret le  transforma  en  cinéma, la  structure  intérieure  fut conservée , seules  les  façades  furent  modifiées. 


Parmi les  héros  déchus  du  Village, il en est  un  qui  le  fût par  la  force  des  choses c'est  Kléber  Haedens , l’écrivaillon  pochetron d'extrême  droite  dont  le  maire  actuel  du  Village  et  député  européen  aurait  voulu  donner  le  nom  au  collège des  Champs  Philippe .
 Le  maire  du Village  balayait  les  reproches et défendait  son choix  ainsi 
"Kleber Haedens a écrit dans le « Je suis partout », mais AVANT la guerre. Le journal d’avant la défaite, avant Pétain, avant la collaboration, avant le virage collabo de ce journal."
Pour  mieux le comprendre , voici la  une  d'un numéro spécial de  "Je suis  partout"  de  1938 
                                                          


Il  voulait aussi  distribuer  à  tout  enfant  entrant  en  sixième,  un exemplaire  de l'Histoire  de la  littérature  française ( son  livre  de  chevet  qui est  aussi  un des  ouvrages  favoris  du  père  et  de  la  fille  Le  Pen ) .Exit  le  Lagarde  et Michard qu'il ne  trouvait  pas  assez  anticonformiste  à  son  goût . La  gloire  du maire  du  Village  s'étendit  alors  jusqu'en...  Belgique  ou  un  chroniqueur  de  la  RTBF,  Paul Hermant  lui  fit  les  honneurs  de son  billet  d'humeur


"Alors il m'est venu à l'idée de vous raconter cette histoire française. Ça se passe à La Garenne-Colombes, dans les Hauts de Seine, où un collège qui ouvrira ses portes en septembre prochain prendra le nom de l 'écrivain Kléber Haedens.  Kléber Haedens faisait partie de ceux qu'on a appelé « les Hussards » comme Antoine Blondin ou Roger Nimier, des gens à la plume pétillante -on peut même aimer lire Haedens -, mais à la généalogie très marquée à droite, à l'extrême droite même. Il fut avant la guerre et pendant, du bon côté du manche. Jamais dénoncé ni déporté personne et pas épuré non plus, mais Action française et maréchal nous voilà. Ce baptême anti-républicain fait scandale depuis des mois.
Ce nom est le choix souverain d'un maire, Philippe Juvin, qui vient d'être élu député européen. Haedens est son écrivain préféré et il entend bien le faire lire à tous les élèves au début de leur cursus. Je dis ça, c'est pour dire qu'on trouve toujours plus anachronique que soi. 
Allez belle journée et puis aussi bonne chance"

 En savoir  plus sur  les projets  pédagogiques  du  maire  du Village 

Un  autre héros , peu  connu des  garennois , c'est  Jean Jerphanion ,  le héros  farigoulesque. Louis  Farigoule alias Jules  Romains est avec le  précédent, l'écrivain  favori  du  maire  du  Village, il n'écrivit  pas  dans  Je suis  partout  mais  s'exila  aux  États  Unis  et au  Mexique pendant  la  seconde  guerre  mondiale.  Jean  Jerphanion est   un des deux  personnages  des  Hommes  de  bonne  volonté qui , malgré un détour   par  la  rue  d'Ulm,  céda  à des  ambitions  politiques.
Le  maire  du Village  s'identifierait-il   à ce  héros?
On peut le comprendre  lorsqu'on  connaît    la vocation   littéraire contrariée du  maire  du  Village  qui  a  désormais pris  l'habitude  chaque  été d'alimenter  son  compte  twitter de ses  critiques avisées  sur les   spectacles   du  Festival d'Avignon . Puisque   le  maire  du Village  souffre  d'un trouble  obsessionnel  compulsif consistant  à  donner à des  établissements  scolaires  le  noms  de  ses  idoles,  il  y  a  donc  une  école  primaire   Jean  Jerphanion.
Espérons  qu'il n'apprécie  pas  le défunt Guy  Béart ....
Dormez  bien et  bonjour  chez  vous 







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