INTRODUCTION


Sortir des sentiers battus et regarder en arrière le passé de la ville de Garenne Colombes souvent appelée "Village" par ses élus bétonneurs . Le seul blog qui montre comment était autrefois La Garenne, et révèle comment l'architecture de la commune a évolué.

Méfiez vous des contrefaçons

Certains bâtiments, bien que classés à l'inventaire du patrimoine, ont été consciencieusement rasés depuis trente ans, la spéculation immobilière a chamboulé cette petite ville et continue de le faire.

Ce blog est aussi la mémoire d'un quartier entier livré aux bétonneurs de l' EPADESA et de son petit frère DEFACTO qui gèrent La Défense par ses élus au conseil municipal :les Champs Philippe.

L'immeuble Foster de la place de Belgique a définitivement transformé cette place en carrefour, il a aussi scindé définitivement la ville en deux . Le quartier des Champs Philippe est densifié à outrance et le pire est à venir avec l'aménagement du quartier des Fauvelles. Qui nous disait, l n'y a pas si longtemps "il n'y aura pas de bandits immobiliers à La Garenne " et que "sa plus grande réalisation d'élu était d'avoir protégé sa commune de l'appétit des promoteurs "?

On n'a plus trop envie d'en rire.

Max Philippe

mercredi 22 novembre 2017

Le trou de la halle





Jamais  une  fosse  n'aura  autant  été  sécurisée  par  des  butons  métalliques.
Même  pas  le  trou des  Halles de  Paris

Ce  qui  tend  a  prouver  que  nos  craintes  relatives  à la  solidité  de  l'église  étaient  fondées

Voici ce  que nous écrivions :
L' Eglise fut  construite comme chapelle de secours de la paroisse de Colombes,avec les seuls deniers des habitants sur un terrain offert par les héritiers du banquier Pierre-Urbain Sartoris. , lotisseurs de l'ancien domaine seigneurial de La Garenne, entre 1866 (1ère pierre) et 1875 (inauguration et ouverture au culte) .En hommage à Urbain Sartoris, la chapelle est baptisée du prénom de celui-ci. Un ensemble de clercs et de laïcs dit « conseil de fabrique » est chargé d’administrer les fonds et revenus pour la construction et l’entretien d’une véritable église. En 1898,une souscription locale permet les premiers travaux d’agrandissement de la chapelle on lui adjoint des bas-côtés. Elle est devient paroisse en 1907 avec son église et son curé, le chanoine Vory. L' architecte Gautier l' agrandit en 1933, en 1935 elle possède  un nouveau clocher et un transept. Elle est à nouveau rénovée en 1955 par l' architecte Henri Vidal . L'intérieur est orné de vitraux du verrier d’art moderne Eric Bonte en 1987.  Puis en  2008 le toit est  refait ainsi que le ravalement, les éclairages intérieurs et extérieurs et la totalité du mobilier ( les chaises et  prie-dieu empaillés disparaissent au profit de bancs en bois)


Sur la première   photo on peut  voir  la  construction de  la  sacristie de  l'Eglise  Saint  Urbain avec  le  sous  sol, la  deuxième  photo nous  montre  la  partie  est  de  la  place  avant les  constructions  effectuées  pendant  la  dernière  mandature  de  Max Catrin
Cette  construction date  des années  cinquante ,  l'église   est un agrandissement  de  la  Chapelle  qui existait au début du siècle à laquelle  on ajouta un transept dans  les  années  trente . On comprend  pourquoi creuser  autour de  cette  église dans  un sol très  meuble  et  ce  malgré les  prouesses techniques actuelles est un peu suicidaire.



Tous les poteaux de cette église sont en bois recouvert de stuc et le bois a été injecté de résine en 1987.



Intérieur de l'église après la dernière rénovation
 Comme dit  le  maire  du  Village en soutien  au triste  Laurent  Wauquiez : les  Républicains  ont  besoin d'un capitaine, mais c'est trop tard:  le  naufrage  a  déjà commencé. L'ébranlement possible   de  la  structure  de  l'église  Saint  Urbain suite au creusement  du parking sera peut-être   le  naufrage  du capitaine   du  Village.
Dormez  bien et  bonjour chez  vous

jeudi 2 novembre 2017

Vieux mansart ou il voit des coucous partout

Le  quartier des  Vallées  n'a  pas  échappé  à la  "mansardisation" galopante . C'est  dans  cette  maison  qu'habitaient  André  et  Marie  Louise Roure  résistants qui donnèrent  leur  nom  à l'ancienne  rue  des  Cailloux rue  limitrophe  entre  Bois  Colombes  et  La Garenne  Colombes .

La famille Roure habitait au 16, rue des Cailloux (côté LaGarenne-Colombes). Elle s’illustra pendant la Seconde Guerre pour ses engagements résistants. Quatre membres de la famille décédèrent en déportation ou sur le champ de bataille. André Roure était le fils de Rémy et Marie Louise Roure.  Étudiant en philosophie, il traversa l’Italie pour rejoindre les troupes françaises. Il s’engagea dans la 1'armée du général de Lattre de Tassigny et participa au débarquement en Corse, sur l’île d’Elbe et en Provence. Il combattit en France et en Allemagne. En 1945, il fut tué par l’éclatement d’une grenade tandis qu’il recherchait sa mère internée au camp de Ravensbrück.   Sa mère Marie-Louise, résistante, avait été arrêtée le 3 avril 1944 à Lyon et déportée à Ravensbrück. Elle y mourut d’épuisement en avril 1945. Rémy Roure (1885-1966), son père, était journaliste : il a travaillé au Monde puis au Figaro, il a participé à la Grande Guerre. Fait prisonnier, il s'est évadé à plusieurs reprises. Lors de sa captivité, il rencontra en 1917 le général Charles de Gaulle, prisonnier de guerre également. Dès 1940, il s'engagea dans la Résistance. Membre de Combat, il était partisan d'un rapprochement entre ce mouvement et le général de Gaulle. Arrêté en octobre 1943, il fut déporté à Buchenwald. A son retour de Buchenwald en 1945, il apprit la mort de sa femme, de son fils, de sa sœur et de son neveu. Rémy Roure était grand officier de la Légion d’Honneur,  Compagnon de la Libération, médaillé de la Résistance ainsi que de la Croix de guerre pour les deux guerres mondiales ( Source: Journées  européennes  du  patrimoine  à Bois Colombes)
Cette rénovation  est  assez  ancienne car l'immeuble  au départ  possédait un  toit  à  double  pente, il  fut  rehaussé  dans les  années 80 au  moment  du premier  boom immobilier  garennois  orchestré  par  Max  Catrin. Le sol du  deuxième  niveau est situé au niveau de  l'égout  de  l'ancienne  toiture ce qui  donne  cet aspect un peu démesuré  à la  partie mansardée. Le  local commercial a  disparu et  la  façade possède désormais  un ravalement   aux  couleurs  à la  mode.




Le  maire  du Village soutien omniprésent  de  Laurent  Wauquiez , lui, voit  des  coucous  partout, c'est  désormais  Emmanuel macron qui en est  un :
 "Au péché d’orgueil et à la méconnaissance des subtils équilibres européens, il faut ajouter la stratégie du coucou. Le coucou est ce petit volatile qui s’installe chez les autres. Emmanuel Macron est un coucou : il prétend être l’auteur du travail des autres, ce qui crée un certain énervement."
Source :ici 
Jadis  c'était  François  Hollande qui en  était  un:
"François Hollande a fait un très beau numéro d’enfilage de perles en présentant ses propositions pour lutter contre les déserts médicaux. La totalité de ces propositions sont déjà mises en oeuvre, sans exception.  (ici
et c'était   même  un  coucou paresseux  (ici)
Le  maire  du Village,  à défaut  de  coucou, apparaît  de  plus  en  plus  comme  un rémora  de  la  politique, toujours  ventousé  à celui qui pourrait  redorer  une  carrière politique  chancelante.
 Mais,  tout  peut  arriver , il aura fallu près  de  cinq  ans  avant  que  l'immeuble  Foster  trouve  un  locataire  ( Sage).
  Le  Village, en attendant   n'en finit  plus  d'être  bétonné,  le  parking  se  creuse  doucement  et  le  stationnement  en surface  ( et  en sous-sol aussi ) entièrement  payant  se  profile  à grands  pas .
Dormez  bien et  bonjour  chez vous